L’attachement au passé, une importance XL pour une vie XS

Thérapeute holistique et coach de vie​

Cet article est long, si ça vous dit de l’écouter, je vous en ai fait une lecture :

Parmi les nombreux potentiels en excès que génère l’être humain – déchaînant les forces d’équilibrage de l’Univers qui veillent en permanence et auront pour effet de contrarier, de détourner du but -, le potentiel en excès que produit l’attachement au passé est probablement un des plus limitants et énergivores.

Avant de parler cette importance XL, revoyons comment se produit un potentiel en excès ? Suite à une réaction interne face à un événement extérieur qui confronte l’importance, incitant la personne à vouloir la défendre ou la renforcer, se passe une dissonance, un désalignement énergétique responsable du potentiel en excès. C’est le rapport entre l’importance accordée à quelque chose et le taux d’excitabilité que revêt la situation en fonction des importances titillées et du système de valeurs en place, qui va donner la valeur du potentiel en excès généré et l’amplitude des forces d’équilibrage de l’Univers, en correspondance. C’est physique et dynamique.

Et la réponse de l’Univers alors ?

déséquilibreJe ne suis pas physicienne mais il me semble bien que les forces de rééquilibrage de l’Univers poussent. Dans un sens ou dans l’autre, créant la dynamique, elles poussent et impulsent un mouvement. C’est comme une danse, une respiration. Elles vous poussent vous écraser le nez contre ce que vous craignez avec ce trop d’investissement émotionnel caractéristique du potentiel en excès, ou vous éloignent (vous poussent loin) de ce que vous voulez de façon excessive. Regardez comment cela fonctionne lorsqu’elles rétablissent l’équilibre dynamique dans la nature, au niveau climatique par exemple où s’opposent pression et dépression, l’orage qui explose au plus intense de la chaleur déchargeant la tension par les ondées, les vases communicants… etc, les exemples sont nombreux ! Les lois de la physique nous sont tout autant appliquées. Si vous vous penchez trop à un balcon, par exemple, et que vous allez flirter avec le point critique de rupture de l’équilibre où vous sentez bien que vous pourriez vraiment tomber (votre tambour intérieur, manifestation de l’importance de survie ici, vous en informera !) s’ensuivra nécessairement un moment fort : soit vous vous rejetez en arrière, soit… vous êtes tombé. Les forces d’équilibrage de l’Univers ont fait leur travail dans les deux cas, la grande tension créée par le frôlement de la zone critique est anéantie, le calme est revenu : Soit vous soufflez dans votre salon, heureux de vous être retenu à temps, soit vous êtes aplati sur le trottoir… SICallo maman bobo

Prenez quelques instants pour vous remémorer 3 situations parmi les plus « spectaculaires » intenses ou dramatiques que vous avez vécues, trois moments forts dignes d’une séquence cinéma de votre expérience de vie – Vous y êtes ?

les lunettes du passé nous enchainentRegardez maintenant comment les forces d’équilibrage de l’Univers ont œuvré et les situations/événements qu’elles ont manifesté, observez comment elles ont agi. Voyez maintenant en vous qu’est ce qui était en jeu, identifiez les importances, faites-le authentiquement, avec la clarté, et la curiosité détachée de l’Observateur. Aussi, respirez – comme toujours – et d’autant plus que vous êtes en exercice introspectif.

A vos commandes (conscientes) !

Avec un temps retard « x » (espace/temps qu’on ne peut actuellement mesurer et qu’il me semble personnellement stratégique que L’Univers garde mystérieux pour toujours – c’est un autre sujet), mon Monde, en permanence et sous ma dictée, crée des contextes et des situations qui viennent concrétiser mes pré-visions et ma compréhension des choses, les rendant manifestes. Il ne crée pas autre chose. Puissantissime et divin, notre Monde, selon Vadim Zeland n’en est pas moins à notre solde. Il peut tout mais ne créera QUE ce que nous lui commandons, directement ou indirectement. Nous pouvons tout avoir dans le catalogue mais il nous faut passer commande intentionnellement. Qui dit intention ne dit pas conscience attention ! Le système fonctionne à merveille, autant avec les intentions conscientes qu’inconscientes ; reprendre le pouvoir sur notre réalité à 100% suppose 100% d’intentions conscientes…rame rame rameur ramez

Les importances orientent mon intention, l’intention crée ma réalité. Autrement dit le monde est mon miroir, fidèle reflet de mon in-tension, de ce vers quoi je tends, de ce qui me tente… en fonction de ce qui est important pour moi. La façon dont je prévois, appréhende, projette intentionnellement ma vie est intiment lié aux valeurs et aux croyances que j’ai glanées dans mon expérience de vie, nous sommes des êtres rationnels et ainsi fonctionnons-nous naturellement. C’est pourquoi d’une façon générale, c’est directement l’entretien d’importances qui restreint – c’est physique non philosophique – le plein déploiement de la réalité. Ressentir/nourrir de l’importance équivaut véritablement à placer des œillères et à regarder le présent sous l’angle limitant du passé, se coupant d’une partie du champ et des possibilités qu’il recèle. Dans la mesure où par nature l’importance est toujours établie antérieurement à la situation qui vient la chatouiller, celle-ci limite précisément la manifestation des choses à ce que l’humain en attend, à ce qu’il en espère, à ce qu’il en exige, à ce qu’il en craint,… ou autrement dit : en totale conformité avec le cadre limitant de son importance, cristallisée dans le passé. C’est la loi.

C’est qu’il ne voit pas, l’inconscient, que peut-être, s’il était vraiment ouvert au présent (au cadeau), vierge ou affranchi de son passé, tous ses vœux se réaliseraient beaucoup plus vite! lorsque ton passé t'appelle...Mais par son importance et le maintien/défense de celle-ci – par son évaluation inadéquate et/ou limitée de la perception de la réalité -, il pré-voit toute chose, se privant de la sorte des variantes infinies existant en potentiel de réalisation dans ce qui est hors de son cadre de pré-vision. Pourquoi ? Ne mesure-t-il pas l’enjeu véritable ? A moins qu’il ne comprenne théoriquement tout ça mais qu’il en évalue mal l’impact par manque de lucidité, d’engagement à soi ; ou alors parce que le manque de confiance en son monde ne le pousse pas à se maintenir suffisamment constamment dans l’ouverture pour voir se refléter dans le miroir des réalités nouvelles auxquelles il aspire ?ouch I have lost myself again

Que se passe-t-il pour que, informés de la loi et du prix de son outrepassement, nous nous fassions encore si souvent avoir et laissions dormir notre Observateur, laissant au mental limiter et restreindre le plein déploiement de notre vie ?

Moi tout seul !Nous savons bien ne pas avoir d’yeux dans le dos. Prétendant avoir confiance en la Force mystérieuse – l’intention externe – qui peut tout (en théorie tout le moins), l’homme pourtant conscient se comporte régulièrement encore comme s’il était seul maître à bord, comme si tout résultat ne dépendait que de ses pauvres petits efforts, de ses précautions, choix et positionnements. D’où vient cette incohérence, cette incongruence ?

Coincé, par son fonctionnement mental, dans une représentation linéaire du cours de la vie, l’humain souvent ne peut embrasser la perfection de la danse, la parfaite organisation du vivant qui évolue et se déploie au gré de la loi des causes et de leurs effets. Coincé dans une représentation linéaire du cours de la vie, il ne peut réaliser ni re-ce-voir que les réponses de l’Univers viennent toujours, qu’elle sont d’une précision de métronome et que oui, chaque pensée, chaque intention et chacun des gestes – émis en conformité avec le système de valeurs, avec les importances, sont autant de causes et que celles-ci sont directement liées aux effets qui s’ensuivent, quand bien même ils se révèlent manifestes dans un autre espace/temps. les lois de l'universC’est que du point de vue quantique, vous le savez bien, le temps et l’espace n’existent tout simplement pas. En vérité tout est lié, rien n’est gratuit, tout a un impact et les événements s’enchaînent, s’ordonnent et se répondent dans une logique pure – et j’ajouterais splendide ! Le Tout comme un seul grand corps qui respire. Mais les liens de cause à effet, différés dans le temps dans le continuum de l’existence selon notre perception des choses, se font invisibles, insoupçonnables, délayés. Ils sont pourtant à base de la co-création et de la manifestation des réalités, des petites comme des grandes.

A moins d’un travail de conscience sur soi (l’Observateur), aveuglés, coincés dans notre logique linéaire et limités par nos importances, nous sommes privés de voir à 365° et de faire l’expérience de notre pouvoir, c’est-à-dire à notre capacité à rallier l’Univers à notre cause. Un pouvoir immense que Vadim Zeland a su brillamment éclairer dans son modèle de réalisation individuelle qui n’est pas motivationnel mais bien comportemental ; qui est philosophique certes, mais plus encore physique ! la foi consiste à croire

Comment se comporter avec la vie, voilà ce que Transurfing nous donne à apprendre et pratiquer, en connaissance de cause (et d’effets). Comment réaliser la promesse de « Dieu » envers l’Homme, cet animal spécial, créature d’entre toutes, et porter sa vie avec (se com-porter) cette compréhension, cette attitude, avec cette connaissance : « Intrinsèquement je sais qu’à mon niveau humain mon pouvoir, mon rayonnement d’action est limité mais, que mon fidèle collaborateur, « mon » Monde, littéralement entraîné par mon enthousiasme en action et inspiré par ma vibration projective (visualisations), est à ma solde et qu’il est lui, par contre, doté de supra giga méga pouvoirs ! »

Mais dans le monde duel polarisé dans lequel il a à se positionner continuellement, l’Homme oscille – Il serait ici bas pour se calmer de cette agitation en retournant progressivement vers le centre, comme en parle bien Burensteinas. En attendant, il est tantôt coupé de sa source tantôt main dans la main avec « son Monde ». Soit il vibre haut, dans la confiance/conscience de sa double nature – et Dieu et homme – limité certes dans sa petitesse et sa fragilité, mais illimité parce qu’il confie le gouvernail, parce qu’il délègue à son monde tout ce qui le dépasse, soit il doute. Entre confiance et méfiance, l’homme oscille entre moi avec mon monde (tout est possible) et moi tout seul (tout n’est pas possible) réduisant les potentialités à son seul pouvoir humain et retardant la manifestation de ce qu’il souhaite voir se manifester dans le reflet dualisé du monde.

un jour oui un jour nonOscillant, il peine à faire preuve de constance dans ses attentes, les assortissant de doutes. Conclusion, il envoie à son monde toutes sortes d’intentions conscientes et inconscientes qui s’opposent et se contrarient au gré de son alignement/désalignement, représentant comme des doubles contraintes pour l’Univers. Cela crée de la confusion, retarde et altère la livraison. Si l’on ajoute l’effet retard du miroir (le temps x entre la demande et la réalisation), on comprend mieux la pagaille et les déconfitures au moment de la réception: Vous vouliez quoi déjà, mon brave !?

C'est impossible dit la Fierté, ... William Arthur WardOn y arrive enfin !

Si l’attachement au passé est une importance XL particulièrement énergivore et source de grands potentiels en excès, c’est déjà que toute importance est une forme d’attachement au passé par définition, dans la mesure où c’est dans le passé qu’elle s’est cristallisée. Tant que l’enfant est vierge d’importance, expérimentant continuellement des choses nouvelles dont il n’a aucune idée préalable, dans les premières années de sa vie, il est béat. Heureux et ouverts parce qu’ils n’ont aucune appréhension, représentation, projection ou idée pré-concue de ce qui se passe, et très peu encore de jugements (entre zéro et sept ans c’est le corps émotionnel qui se développe, manquent encore les mots pour le dire et le penser), le petit d’homme est libre.

Mais il le sera de moins en moins et n’échappera pas au conditionnement par essai/erreur et punition/récompense ; au fur et à mesure que se construisent les frontières de son ego et que l’enfant s’individualise, il se crée naturellement des importances, comme autant de conclusions/réactions à ce qu’il a vécu, quand bien même il n’a pas encore de mots pour nourrir sa pensée réflexive. Perdues l’innocence et l’ouverture, de plus en plus il appréhendera lui aussi les choses à la lumière de son passé. Ainsi le veut le fonctionnement de son ego en perpétuelle construction et avide d’auto-définition, d’auto-détermination ; ego identifié qui ne fait l’expérience de son identité qu’en référence interne au passé – autrement dit, le présent (cadeau) lui échappe.

L’attachement au passé est une importance spécifique qui concerne la plupart et résulte tout autant du fonctionnement et du moteur égoique qui, pour sa survie, va développer ses frontières. L’importance est à l’égo ce que les frontière sont au territoire. Invisibles, théoriques, elles restent cependant déterminantes et manifestes de la territorialité, des contours, surtout lors des conflits.

age is of no importance unless you are a cheeseL’attachement au passé crée et renforce les contours égoiques uniques à chacun. Identifié au contenu de l’expérience, l’ego a besoin de maintenir ses importances et son attachement au passé pour sauvegarder ses frontières, se sentir exister, différent et unique. N’ayant d’existence qu’en relation à tout ce qu’il a emmagasiné (soigneusement étiqueté) et vécu, dont il retire son identité et sa sécurité, l’ego va naturellement tenter de donner raison à ses conclusions et de renforcer et cristalliser son personnage. Pas de place au nouveau dans ces conditions. La vie et ses variations potentielles infinies, devient XS.

L’attachement au passé et ses multiples manifestations

D’une façon générale ressentir et/ou exprimer régulièrement du regret, des remords, avoir de l’amertume, être nostalgique de soi-même, de son image ou d’une époque et la préférer à aujourd’hui, garder beaucoup de souvenirs et des vêtements qu’on ne portera plus, ne pas réussir à faire son deuil d’une personne, d’une relation ou d’un projet, entretenir de la rancune et le refus de pardonner ou de la culpabilité et de la honte, raconter souvent la même bonne vieille histoire qui nourrit la légende de soi, sont autant de signes de l’attachement au passé ou à votre passé. Cela limite sérieusement les possibilités et coûte en énergie. Mais restons confiants, tout peut se guérir et s’alchimiser et il n’est pas dit que la guérison doive prendre du temps, ça aussi nous avons à apprendre à mieux le re-ce-voir peut-être.

Comment vous présentez-vous, comment vous offrez-vous au présent ?

Si vous ne l’avez pas encore remarqué, amusez-vous à l’observer : les gens, lorsqu’ils se présentent la plupart du temps, vous parlent d’eux-mêmes dans les toutes premières minutes en termes de passé, cherchant à vous donner matière à les définir par ce qu’ils ont été. Et chacun de sortir ses médailles de guerre, ses petites gloires, sa rengaine habituelle. Ils se définissent my playlist can tell you the story of my lifesouvent par leurs plus grands exploits et/ou par leurs plus grandes souffrances et si ce n’est le cas vous prévienne (encore ce « pré »…) de ce qui est important pour eux : « Je suis celui/celle qui… a un doctorat, a subi ceci, vécu cela… Je ne supporte pas ceci, j’adore cela. Comme je dis toujours… » Bien sûr, en deçà de l’importance interne qui se manifeste là, il faut comprendre aussi ce comportement à la lumière de la nécessité affective de se faire aimer et accepter par l’autre, de la nécessité grégaire d’avoir sa place dans le groupe, ce que le mental tentera souvent maladroitement de faire en essayant d’attirer la pitié, la compassion. Mais revenons à l’importance interne puissance XXL qui se révèle.

Comment, dès lors qu’on affirme qui on est en référence au passé, créer le nécessaire espace vide à la manifestation du nouveau ?

Dans le cadre de mon travail avec les groupes Transurfing, en coaching individuel et pour les ateliers d’écriture, je constate que l’axe de travail sur les importances porte beaucoup de fruits, d’autant plus en ce qui concerne les importance internes. Toute importance m’apparaissant comme étant interne (comme ce que je porte en moi), l’importance interne serait dès lors à comprendre comme une importance interne interne, soit une importance+++, dont il sera encore moins facile de se dédouaner sachant que l’ego veille ici, plus farouchement que nulle part ailleurs.

Interne et externe à la fois, l’attachement au passé est une importance majeure qui entrave véritablement. En mode positif et évolutif, mettre (con)sciemment en place le nouveau laisse moins de place à l’ancien, c’est assez simple et cela s’exerce au quotidien. Dire des choses qu’on a jamais dites, faire des choses qu’on a jamais faites, consciemment, par la décision de l’Observateur. Il voit lui le mental se précipiter et vouloir y aller de son habituelle rengaine. Mais comme il le voit, il sait vous pousser à prendre la respiration nécessaire et à oser exprimer autre chose, à donner réponse plus justement et en adéquation avec vous, ici et maintenant, que la réaction pré-visible calée sur votre passé, à laquelle votre mental vous a habitué.

faites l'expérience

C’est pourquoi, afin d’en finir aujourd’hui avec cet inépuisable sujet et cette matière évolutive de prédilection, j’aimerais vous proposer une petite expérience. Le mental étant plastique, les neurosciences l’ont démontré, c’est uniquement par l’expérience qu’il accepte d’apprendre (de prendre pour lui) et de se laisser réactualiser, de faire évoluer ses convictions. L’expérience est la suivante : la ou les prochaines fois (si ça vous amuse de poursuivre cet entrainement) qu’une nouvelle personne vous sera présentée, voyez comment il vous est possible dans l’instant, l’ouverture et la présence, d’établir connaissance sans faire aucunement référence à votre passé, sans vous permettre en rien de vous auto-pré-définir en rapport à ce que vous avez vécu, fait, expérimenté. Soyez observateurs et totalement présents, et voyez ce qui se passe et ce que vous êtes inspirés de partager !

des gens sans importance

En terme de Transurfing, c’est tout le bon et le bien que je nous souhaite! Et de nous offrir, libres et conscients, à l’expérience de la vie.

Merci de m’avoir lue en tout ou en partie et de votre fidélité, je nous laisse chacun à nos importances (« quel long article quand même ! », est la mienne en ce moment..) et me réjouis de lire vos commentaires.

TATI CLARA

 

Derniers articles